18 juillet 2007
Le dernier cri ...
Depuis quelque temps, je devisais sur le fait que je suis bien incapable de m'enflammer sur les derniers livres sortis. Souvent, j'attends qu'ils sortent en poche, ou, pire, dans la bibliothèque de mon quartier. De même pour les films, j'attends qu'ils sortent en DVD ou à la TV. C'est sûr que pour briller dans les diners en ville, c'est pas top. Et dans la blogosphère, je me sens un peu extraterrestre. (Mais ça permet d'éviter un grand nombre de navets auxquels on ne pensera même plus d'ici un mois.)
Ca m'a fait très plaisir ce matin de découvrir le dernier site de Frédéric Ploton http://7kultcom.over-blog.com/. J'ai pu revoir un extrait du très beau film espagnol "ouvre les yeux", avec une histoire originale, du suspense, et qui n'est pas traité de façon préformatée à la sauce hollywoodienne (et dont on n'entend jamais parler). J'y ai vu aussi un extrait du "sens de la vie". Mais je pense que des Monthy Pyton, je préfère définitivement "La vie de Brian" et "Sacré Graal".
Voyant ça je me suis sentie moins complexée pour vous parler d'un livre sorti en 2004. "Vieille France" d'Hélène Millerrand. Pour avoir plus de détails aller voir ici
J'ai beaucoup aimé. C'est très bien écrit, très émouvant.
On remarquera également que son 1er roman est sorti alors qu'elle avait 59 ans, j'ai encore du temps pour terminer le mien et trouver un éditeur ;-).
12 juillet 2007
Sacrée Rachida
Sacrée Rachida
Elle fait même la une du Nouvel Obs, c’est dire ! Elle est tellement adorable que la plupart des personnes compétentes de son ministère se tirent. Et là, cerise sur le gâteau, elle veut faire nommer Arno Karlsfeld - le bon pote de Sarko malheureux aux législatives, sinon il serait depuis longtemps au gouvernement – contrôleur général des prisons.
Alors ça, ça me chiffonne un peu
- C’est supposé être pour un organisme indépendant, comme le font si bien remarquer les MJS (mais non, le PS n’est pas mort, contrairement à ce que cherche à faire croire la majorité présidentielle pour cacher sa médiocrité, on remarquera au passage que Sarko semble bouger plus pour descendre le PS que pour remonter la France, peur de la critique ?)
- Des tas de gens se sont déplacés pour dire NON à Arno Karlsfeld, ses rollers, son triathlon, sa gueule de c. , merci d’avance de les respecter !
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Petit ajout du 13/07 : Ayant bien conscience que tout ce qui touche à la politique agace un certain nombre de mes lecteurs et lectrices et est sans rapport avec les thématique originelle de celui-ci, j'ai décidé de regrouper désormais ces articles dans un nouveau blog :
11 juillet 2007
Ecrire un roman, c'est comme jouer au poker ....
Enfin, au stade où j'en suis, c'est un peu l'impression que j'en ai... Au poker (enfin, d'après ce que j'en ai compris, j'y ai joué une fois dans ma vie), on a des cartes en mains, avec ces cartes, on espère, on mise de l'argent. Des cartes apparaissent, qui peuvent être décevantes, on peut alors se coucher, et tout ce qu'on a misé jusqu'à présent est perdu. On peut aussi tenter d'y aller au bluf, continuer à miser, et espérer encore. Mais il y a un moment où il faut savoir se coucher, perdre tout ce qu'on a mis jusqu'à maintenant, pour ne pas perdre plus, passer à autre chose, pour pouvoir espérer gagner à la partie suivante.
Avec mon livre, j'en suis un peu là. Il ne peut pas passer tel quel, il faut le reprendre. Je m'y suis remis hier. Et là, je m'interroge, est-ce que c'est jouable? J'y ai déjà passé beaucoup de temps, mais l'histoire commence à me sortir par les trous de nez. Alors, passer à autre chose? Reprendre tout au départ avec une autre histoire? Je ne sais plus quoi faire... Bon c'est les vacances. Vive le repos et la lecture :-)
09 juillet 2007
To write or not to write
Me voici rentrée d'une semaine loin de la civilisation avec un refus supplémentaire d'éditeur. La lettre jointe (très aimable de sa part au demeurant) me fait hésiter. Est-ce que je vais reprendre de la façon à laquelle je songeais initialement où est-ce que je renvois tels quels les 2 manuscrits que j'ai à disposition "pour voir". Je ne sais pas quoi faire.
Alors quand je ne sais pas quoi faire, je surfe sur le net, à la recherche d'une bonne idée (c'est pour ça que j'y passe tant de temps, car j'y trouve rarement ce que je trouve, mais je percévère...obstinée je suis!).
Parmi les choses intéressantes concernant le monde de l'édition :
- Si on se sent aigri vis à vis des éditeurs et autres écrivains qui se la jouent (ou simplement parce qu'on est très jaloux, lire Je résiste à tout... sauf à la tentation de persifler sur le monde de l'édition écrit avec férocité par 3 personnes du milieu. Mais attention, ils ne disent pas que tout est pourri dans le milieu, non, ils se contentent de persifler ce qui cloche.
Et si on est toujours motivé pour écrire le roman du siècle, quelques conseils très intéressants trouvés sur le site "comment écrire un roman" :
Le 5 conseils (plus 1) de Stéphane Lavaut
Après les conseils d'Hemingway, voici ceux de Stéphane Lavaut qui, s'ils ne sont pas tout à fait aussi célébres, n'en sont pas moins pertinents. Voici donc ces conseils , accompagnés du mail d'introduction que nous avons reçu.
Bonjour,
Je viens de lire les 10 conseils d’Hemingway pour être un grand écrivain.
Fort de ma longue expérience littéraire ( j’ai déjà écrit une nouvelle et commencé sept romans dont l’un dépasse tout de même les 42 pages), je me propose de rajouter les cinq qui ont fait de moi ce que je suis. Je suis persuadé que vous en saisirez toute la pertinence.
Salutation,
Stéphane Lavaut
1 : Ne rien lire d’autre que sa propre prose.
En effet, pourquoi lire l’œuvre d’un autre alors que si l’éditeur a préféré le publier plutôt que vous, c’est qu’il a mauvais goût. Et puis pourquoi donner de l’argent à des inconnus alors qu’eux, ne vous jamais verseront un centime ? A l’extrême limite, si vous désirez absolument le dernier livre de Machin, volez-le.
2 : Ne faire lire votre œuvre qu’à des gens susceptibles de l’apprécier
Dites-vous bien une chose : toute remarque négative de la part d’un tiers quant à la qualité de votre manuscrit ne peut signifier que trois choses :
a : qu’il ne vous aime pas
b: qu’il vous jalouse
c : qu’il vous en veut.
Ne perdez pas votre temps à essayer d’illuminer la conscience de ces béotiens. Faites plutôt lire votre œuvre à des gens dignes de confiance ; Un ami qui vous doit de l’argent, vos gamins à l’approche de Noël, l’un de vos subordonnés à qui vous avez promis une promotion, un éditeur qui publie à compte d’auteur , etc…
3 : Piller
Pourquoi vous casser la tête – ainsi que votre dos - à pondre 300 pages alors que d’autres l’on déjà fait? Servez-vous. Prenez un paragraphe de « Notre -Dame de Paris », un autre de Stephen King, deux, trois phrases piochées dans du Tolstoï ou du San-Antonio, remuer bien, changez Esmeralda pour Britney, l’invasion des larves sanguinaires venues de l’espace par la rougeole de petit dernier, Situez l’action dans une cité HLM à Sarcelles plutôt que dans les steppes de Sibérie et transformer votre flic érotomane en un plombier astigmate. Et voila. Non seulement, vous aurez écrit un livre en un minimum de temps mais de plus, vu que tout ce que vous avez recopié a déjà été publié, personne ne pourra dire que c’est impubliable.
4 : Harceler les éditeurs
Tout écrivain amateur ou confirmé (A part peut-être Marc Levy ou Bernard Werber), sait que les éditeurs sont des démons aux cœurs d’une noirceur abyssale, qu’ils savent à peine lire, sont âpres aux gains et n’ont aucune sensibilité artistique. C’est pourquoi, il n’y a aucune hésitation à avoir. Harcelez- les.
Une fois l’œuvre de votre vie envoyée, (quelquefois même avant), appelez-les. Biens sûr, ils prétexteront que votre appel est inutile mais faites en fie. N’oubliez pas, ce sont des fourbes. Ensuite rappelez les régulièrement. En général, une dizaine de fois par jour suffit mais une fois toutes les demies heures peut être un plus. Si vous arrivez à obtenir le numéro personnel du Directeur de Publication, c’est encore mieux. Rien de tel qu’un coup de fil à trois heures du matin pour raviver votre image dans sa mémoire.
Bombarder leurs messageries de mails. Avec un simple copier/ coller vous êtes en mesure d’envoyer 19 mails/minute.
N’hésitez pas à leur envoyez du courrier. Alternez le chaud et le froid. Tantôt une lettre d’admiration, tantôt une de menaces ou d’insultes, une boite de chocolat ou une douille de 357 magnum, du parfum pour leur femmes, une fiole de cyanure, etc.
Attention toutefois à ne pas trop en faire. Un éditeur qui se terre au fin fond de l’Amazonie où dans une maison de repos ne vous servira à rien.
5 : Prenez-vous au sérieux
Chassez le doute de votre esprit. C’est bien vous l’Ecrivain du siècle. Le fait que vous n’ayez pas encore reçu le prix Nobel de littérature n’est dû qu’à un complot organisé par une société secrète aux mains d’une dizaine d’écrivaillons à succès, ou à une erreur de la poste. Vous êtes un génie. Comportez vous comme tel.
Donnez des conseils à tout le monde mais n’en acceptez aucun. Parlez le plus souvent possible de vous, de ce que vous faites mais toujours en prenant l’air sombre et mystérieux du poète maudit. Méprisez les vulgaires, adulez les puissants. Expliquez à votre entourage d’un air exaspéré que la création exige un minimum de confort et qu’ils doivent tout faire pour vous le procurer. D’une manière générale, ayez un caractère épouvantable. Vous en avez mérité le droit.
Un dernier conseil s’est imposé à moi alors que j’écrivais ce mail :
- Ayez des enfants en bas âge.